Prise en charge en urgence d’un mal de dos en ostéopathie

« En pleine activité, vous vous baissez, et lorsque vous vous relevez « clac », vous êtes bloqué…

Impossible de vous redresser tellement la douleur est intense. Vous venez d’être atteint par ce que l’on appelle dans le langage commun « d’un tour de rein » ».

Voici un exemple d’un motif classique en ostéopathie d’urgence. Souvent du à un faux mouvement ou à un traumatisme, ces douleurs aiguës sont souvent imprévisibles, et viennent perturber le bon déroulement de votre journée. Une prise en charge en urgence est alors judicieuse…

Dans cet article nous allons vous présenter les différentes prises en charge en ostéopathie des urgences ostéopathiques causées par un mal de dos.

Comment l’ostéopathe organise sa consultation lors d’une prise en charge d’un mal de dos en urgence?

Lors de la consultation en urgence, l’ostéopathe va tout d’abord étudier la cause du mal de dos. À partir d’un interrogatoire et d’un examen clinique médical minutieux, l’ostéopathe va chercher quelles structures sont incriminées et s’il peut ou non prendre en charge le patient en réalisant des tests orthopédiques et médico-légaux.

Si l’ostéopathe juge que la prise en charge ostéopathique en urgence est possible, il va réaliser des tests ostéopathiques pour trouver la cause de ce mal de dos. Ceux-ci pourront se situer au niveau et à distance de la zone douloureuse.

La prise en charge d’une urgence sera en général centrée au niveau de la zone douloureuse pour ainsi libérer les tensions installées. Le traitement du motif de l’urgence sera plutôt symptomatique, et il sera souvent conseillé par votre ostéopathe une seconde consultation pour traiter la cause primaire venant fragiliser la zone. En effet, la douleur étant parfois trop intense, l’ostéopathe ne pourra pas atteindre certaines structures qui seraient essentielles à travailler dans une seconde consultation.

Mal de dos en urgence : la lombalgie traitée par votre ostéopathe

Souvent nommé « le tour de rein » c’est une douleur qui se situe au niveau du bas du dos. Ce mal de dos est généralement liée à une contracture des muscles au niveau des lombaires. La douleur peut être intense et les mouvements sont souvent limités, donnant généralement la sensation d’avoir une barre de fer dans le dos. Cela  limite un grand nombre d’activités, ce qui fait de ce mal de dos une urgence.

Les structures souvent retrouvées dans ce type de douleur sont les muscles, et en l’occurrence les psoas, les carrés des lombes et les paravertébraux. Un travail sur ces muscles sera en général essentiel. Cela permettra à l’ostéopathe de travailler sur d’autres structures, comme sur les lombaires même ou encore sur le bassin, pour libérer les tensions en cause de ce mal de dos.

Mal de dos en urgence : la dorsalgie traitée par votre ostéopathe

Ces douleurs se situent au milieu du dos. La dorsalgie aiguë est un mal de dos un peu moins courant. En effet la cage thoracique limite grandement les mouvement des dorsales, diminuant ainsi le risque de faux mouvements dans cette zone de la colonne. Les principales contraintes à ce niveau sont généralement des contraintes dues aux mouvements respiratoires. Les douleurs aiguës retrouvées à ce niveau là sont des sensations de coup de poignard, transfixiant d’arrière en avant. C’est le principal motif des dorsalgies en urgence en ostéopathie.

Un travail mécanique global au niveau de la cage thoracique sera souvent réalisé par l’ostéopathe. Ce dernier travaillera au niveau des dorsales, mais aussi au niveau des côtes. Un travail au niveau du diaphragme (muscle inspirateur principal) pourra aussi être réalisé, pour réguler les mouvements thoraciques.

Si la douleur est davantage située devant ou sur le côté du thorax, il peut s’agir d’une précordialgie, ou bien d’une nevralgie intercostale. En cas de doute ou si la douleur est associée à à un essoufflement, une gêne à la mâchoire ou au bras, contactez directement le samu (15).

Mal de dos en urgence : la cervicalgie traitée par votre ostéopathe

Ce sont des douleurs situées au niveau du cou. Ces tensions limitent les mouvements de la tête, ce qui rend cette douleur vite handicapante. Généralement dûes à des tensions musculaire (SCOM, trapèze…) les douleurs vont parfois monter jusqu’au crâne et donner des maux de tête.

L’ostéopathe peut se focaliser sur les tensions cervicales, mais va sans doute également observer et traiter des tensions à distance des cervicales. En effet, les tensions cervicales sont bien souvent la conséquence de tensions au niveau du crâne, de la mâchoire, de la cage thoracique, etc…

Au final, quelle est l’utilité de la consultation d’ostéopathie en urgence ?

La consultation d’ostéopathie en urgence permet une première prise en charge de votre mal de dos, permettant

– d’exclure d’éventuelles pathologies médicales

– de comprendre les mécanismes qui ont conduits à la douleur

– d’effecteur un traitement visant à réduire la crise douloureuse. L’ostéopathe pourra, en fonction de votre état, initier un traitement de fond à visée davantage préventive.

En consultation à domicile ou en cabinet, l’ostéopathe permet une prise en charge précieuse pour récupérer dans les meilleures conditions !

Article écrit par Jean-Francois FALCONNAT, Ostéopathe DO à Lyon

Comment l’ostéopathie peut aider les personnes souffrant de handicap ?

Le terme de handicap peut correspondre à un grand nombre de pathologies, aussi bien physiques, que des cas de déficiences intellectuelles.

Dans cet article, nous aborderons le handicap en général, sans se limiter à une situation en particulier. En effet, les indications de l’ostéopathie peuvent s’adresser à tout un chacun, l’ostéopathe ayant pour objectif de prendre chaque patient dans sa globalité, et de s’adapter à lui de façon spécifique.

 

  • Le travail de l’ostéopathe : améliorer le confort en ciblant les troubles fonctionnels

Les personnes porteuses de handicap peuvent souffrir comme tout un chacun de douleurs dites « fonctionnelles », c’est-à-dire n’ayant pas pour origine une lésion de la structure ou de l’organe, mais plutôt un déséquilibre par rapport à son fonctionnement normal. Sur ce type de douleurs, l’ostéopathie a un grand champ d’action.

Mais ce type de symptôme peut bien souvent être accentué par plusieurs paramètres qui peuvent être liés au handicap :

  • des déformations physiques liées à la pathologie : elles augmentent les contraintes sur certaines zones du corps
  • des atteintes organiques ou structurelles : l’altération de la structure et du fonctionnement de certains organes dans certaines pathologies peut retentir sur d’autres zones du corps en créant des tensions locales et à distance de ces organes.
  • dans certains cas, le handicap est la conséquence d’un traumatisme (comme un accident par exemple), et celui-ci peut également causer des blocages qui avec le temps peuvent être à l’origine de douleurs.
  • parfois la douleur, ou même la simple gêne, est difficile à exprimer pour certaines personnes et cela peut avoir pour conséquence l’installation de tensions dans le temps, tensions qui pourront s’accumuler et conduire à une douleur plus intense.

 

Sans pouvoir agir directement sur l’origine du handicap ou de la pathologie, l’ostéopathie est une thérapie de choix pour libérer les tensions présentes, prévenir celles qui s’installent, et donc soulager de nombreux maux. Une bonne connaissance de la pathologie est essentielle pour comprendre le fonctionnement de chacun, et mettre en place des techniques adaptées à chaque situation.

 

  • L’ostéopathie et le handicap chez l’enfant

Chez les enfants souffrant de handicap, la prise en charge sera d’autant plus importante par rapport à leur croissance : l’intêret sera de libérer au maximum les tensions et blocages pour permettre une croissance optimale, la plus confortable possible. Comme pour tous nos jeunes patients en général, et en tenant compte des spécificités de chacun.

Par exemple, un enfant qui utilise beaucoup plus son bras droit que son bras gauche aura une épaule droite et les muscles du côté droit plus puissants et plus développés, et un côté gauche moins mobile. L’origine de ce déséquilibre peut être liée au handicap, ou indirectement à des tensions liées à la position de son corps. Dans tous les cas le travail sera de rééquilibrer les deux côtés en relâchant les tensions musculaires à droite et de libérer le côté gauche afin qu’il puisse être utilisé normalement, et qu’aucune gêne ne l’empêche d’être sollicité.

 

  • Handicap moteur et ostéopathie

Dans le cas du handicap moteur, l’altération des structures liées au mouvement (nerfs, muscles, …) provoque une perte de souplesse des tissus au niveau de certaines structures qui perdent en mouvement. Le rôle de l’ostéopathe sera de redonner de la mobilité en assouplissant ces tissus par des techniques douces, cela dans le but d’améliorer le confort et le bien-être du patient.

Il est fréquent de retrouver des troubles du transit chez les personnes handicapées motrices. Ces troubles peuvent être une des conséquences de leur pathologie et des tensions des organes digestifs qui peuvent être accentuées par un manque de mobilité au niveau du dos ou du bassin. L’ostéopathie présente d’excellents résultats dans le traitement de ces troubles digestifs (notamment à type de constipation).

 

  • Handicap mental et ostéopathie

Un patient souffrant de handicap mental peut voir selon les cas certaines de ses fonctions sursollicitées, ou au contraire moins développées. Cela peut mettre en place des tensions plus ou moins marquées sur certaines structures du corps.

Par exemple, un enfant handicapé peut connaître dans sa croissance un retard d’apprentissage de la marche.  De ce fait, ces articulations et muscles ne sont pas sollicités comme ils devraient l’être et peuvent s’installer des tensions dues à la mobilité réduite de ces structures. De même que pour un handicap moteur, l’ostéopathie permet d’aider à libérer ces tensions et ainsi aider le patient à se sentir mieux.

 

Par ailleurs, le déroulement d’une séance d’ostéopathie offre en terme de temps et de qualité de contact un cadre très propice à une bonne prise en charge de personnes porteuses de handicap.

Chaque année, de plus en plus d‘associations d’aide aux personnes handicapées, de centres d’accueil pour les familles, de foyers de vie pour enfants et adultes polyhandicapés, font appel aux ostéopathes dans le but d’apporter du confort à ces patients.

Séances d’ostéopathie 30 minutes par salarié.

Aujourd’hui, deuxième journée dans l’entreprise fidelia. L’occasion de rencontrer 13 employés par créneau de 30 minutes pour une séance d’ostéopathie. Une belle journée qui s’annonce.

 

 

Ostéopathie, mal de dos et mal et ventre

 

Vous êtes constipé(e) ? Vous avez la vessie pleine ? Votre estomac est irrité ? Votre foie fonctionne au ralenti ? 

Sans vous en rendre compte, votre dos est en train de réagir . Vous pourriez même avoir mal au dos si la situation s’éternise trop ! Dans cet article, nous vous expliquerons que si vous avez mal au ventre, il est parfois mauvais de regarder trop son nombril, regardez aussi votre dos !

L’ostéopathie permet de bien comprendre la relation étroite entre le dos et le ventre.

Pour comprendre cette relation et le travail de l’ostéopathe, il faut se pencher tout d’abord sur un peu d’anatomie.

 

Le dos, le ventre, quelles relations ?

La cavité abdominale, autrement dit votre ventre, est délimitée par un ensemble de structures essentielles au bon fonctionnement de votre digestion.

Ce sont :

  • le diaphragme en haut, qui se contracte lors de la respiration
  • le diaphragme pelvien, appelé périnée, qui soutient les organes gynécologiques (la vessie, la prostate ou l’utérus…) et les organes de l’abdomen.
  • les abdominaux qui maintiennent les viscères plaqués contre la colonne vertébrale
  • la colonne vertébrale et les muscles du dos qui assurent le maintien des organes contre les vertèbres.

A l’intérieur du ventre, l’ensemble de vos organes et viscères sont complètement accolés les uns par rapport aux autres. Cet accolement est assuré par des fascias, c’est-à-dire des tissus qui enveloppent chaque organe ou viscère et qui les unissent entre eux.

Ce lien fort entre tous les composants de la cavité abdominale implique qu’une tension ou une contrainte sur un viscère ou un organe se transmet comme une onde à tout ce qui le touche.

On comprend alors que, si un organe fonctionne moins bien ou qu’il reçoit des contraintes inappropriées, cela impacte tout ce qui l’entoure et c’est l’ensemble de la mécanique digestive qui est touchée : des symptômes tels qu’un dérèglement du transit (diarrhée ou constipation), des ballonnements, etc…peuvent apparaître.

 

Quel est le lien avec le mal de dos ?

Contrairement à ce que l’on peut imaginer, les organes et viscères ne flottent pas dans notre ventre. Ils sont suspendus et maintenus par les fameux fascias !

En fait, chaque enveloppe qui entoure un organe ou un viscère se poursuit sous forme d’une sorte de toile (fascia) jusqu’à s’accrocher sur la colonne vertébrale.

Cette toile a deux fonctions principales :

  • C’est un moyen de fixation (ou de soutient) de l’organe. Cette toile permet de limiter les mouvements des différents organes et viscères de l’abdomen, ne permettant ainsi que les mouvements nécessaires à la digestion.
  • C’est un moyen de nutrition de l’organe. En effet, les organes ont besoin de sang pour fonctionner correctement. Cette toile est le moyen idéal pour acheminer ce sang aux organes, grâce à de très nombreux petits vaisseaux qui tapissent les fascias.

Voici 3 exemples de toiles, qui relient la colonne aux organes :

  • les fascias de Toldt, tendus entre les vertèbres lombaires et les colons.
  • le fascia de Treitz, tendu entre les vertèbres lombaires et l’intestin grêle
  • les lames sacro-recto-génito-pubienne, tendues entre le sacrum (dernière pièce à la fin de la colonne vertébrale) et la vessie, la prostate ou l’utérus, le rectum…

 

Comment les fascias perturbent le bon fonctionnement du dos et/ou du ventre ?

Si vous avez une vertèbre dans le bas du dos qui a du mal à bouger, pour n’importe quelle raison, cela signifie qu’elle n’est plus capable de suivre les vertèbres qui se trouvent au-dessus et en-dessous d’elle afin de répartir les contraintes qui s’appliquent sur l’ensemble de la colonne (comme le poids par exemple). Cette vertèbre est figée dans une position.

Le fascia qui est inséré sur cette vertèbre subit donc les mêmes contraintes que la vertèbre bloquée. Ainsi elle ne va pouvoir offrir à l’organe que très peu de mouvement via ce fascia. Or c’est ce mouvement de l’organe à l’intérieur de la cavité abdominale qui est nécessaire à la digestion, au passage du bol alimentaire tout le long du tube digestif.

On comprend ainsi qu’une vertèbre bloquée peut, avec le temps, être à l’origine, par exemple, d’un ralentissement du transit et se manifester par une constipation.

 

Et inversement !

Si un organe est irrité, enflammé, cela va se répercuter sur les organes avoisinants et les fascias.

Ainsi, le phénomène inflammatoire va provoquer une diminution de mobilité des organes environnants ainsi qu’une moins bonne mobilité des fascias qui les entourent.

Un enraidissement de ces fascias peut perturber le mécanisme des vertèbres.

Avec le temps, la ou les vertèbres peuvent se bloquer dans une mauvaise position. Elles ne seront alors plus capables de bouger de la même manière que les autres vertèbres de la colonne et subiront plus de contraintes.

Une augmentation de contraintes sur une portion de la colonne vertébrale est à l’origine de l’apparition de maux de dos dans cette région (lombaire surtout) ou, parfois, à distance (explications posturales).

Le symptôme peut être ainsi parfois un symptôme d’un problème viscéral, comme par exemple le syndrôme du colon irritable.

 

Rassurez-vous, généralement, cela se produit lorsque cet enraidissement est ancien (trouble chronique).

Une mise en tension ponctuelle de ces fascias est donc bien normale (c’est par exemple le cas lorsque vous avez envie de faire pipi : la vessie se remplie, pèse sur son fascia. Pour autant, nous n’avons pas mal au dos à chaque fois que nous voulons uriner, et heureusement !

 

Pour résumer, le bon fonctionnement de votre transit résulte de plusieurs choses :

  • l’absence de contraintes disproportionnées sur votre colonne vertébrale,
  • la bonne mobilité de vos organes et viscères les uns par rapport aux autres,
  • un équilibre entre votre système de veille (qui favorise la digestion) et votre système d’alerte (qui agit en cas de stress et qui inhibe la fonction digestive).

 

L’exemple de la femme enceinte

La femme enceinte est, sans doute, l’exemple le plus parlant pour comprend les relation entre le ventre et la colonne vertébrale.

Vous avez certainement déjà fréquenté une femme enceinte qui se plaint d’une douleur dans le bas du dos.

Cette douleur a deux origines :

  • une origine posturale : le centre de gravité de la future maman change au fur et à mesure que son ventre s’arrondit. Cela modifie les tensions musculaires et sollicite des petits muscles qui n’avaient pas l’habitude de travailler.
  • une origine tensionelle : comme tous les organes, l’utérus est relié à la colonne vertébrale par les fascias. L’expansion importante de cette région provoque des tensions très fortes sur les fascias environnants  jusqu’à exercer une traction puissante sur la colonne vertébrale.

Résultat ? Les lombaires sont tractées vers l’avant, occasionnant une cambrure plus marquée (hyperlordose), des irritations des muscles du bas du dos ou pire des troubles discaux (plus rare).

 

L’ostéopathie pour traiter vos tensions viscérales et vertébrales

Le travail de l’ostéopathe devant une symptomatologie de mal de dos et de mal de ventre consiste tout d’abord à déterminer l’origine de ces symptômes, autrement dit qui est la poule et qui est l’œuf dans cette problématique.

Est-ce une contrainte sur la colonne vertébrale qui a provoqué les maux de ventre ou est-ce un trouble digestif qui est à l’origine des douleurs dans le dos ?

En ostéopathie, on parle de lien viscéro-pariétal, c’est-à-dire le lien entre les viscères et la colonne vertébrale. Beaucoup de schémas de traitement en ostéopathie suivent ce modèle de lien viscéro-pariétal. Une fois la cause identifiée, l’ostéopathe traitera alors l’origine du problème par des techniques appropriées :

  • si c’est la mécanique de la colonne vertébrale qui est la cause, l’ostéopathe s’assurera, en premier lieu, de redonner de la mobilité à l’ensemble de la colonne vertébrale pour lui permettre de pouvoir mieux supporter les contraintes,
  • si c’est un trouble digestif qui est la cause, l’ostéopathe s’occupera de redonner de la mobilité à l’ensemble des éléments de la cavité abdominale,

 

Le traitement de l’ostéopathe se poursuivra ensuite par un travail plus global dans le but d’éliminer les tensions qui pourraient gêner le bon fonctionnement des deux systèmes (vertébral et digestif).

 

Alors, arrêtez de vous regarder le nombril, regardez aussi le dos, vous aurez peut-être des surprises !

Attention à la route des vacances pour le mal de dos !

Les trajets en voitures, grands ou petits, sont souvent mis en cause dans l’apparition ou l’aggravation d’un mal de dos, principalement au niveau de la région lombaire ou encore au niveau des cervicales.

Le corps humain n’est pas conçu pour rester de longues périodes en position assise. Dans cette position vos lombaires vont être prises en tenailles entre les vibrations et chocs en provenance de la route et le poids de votre corps. Voici donc quelques conseils qui vont vous permettre de faire de longs trajets en voiture, tout en réduisant les tensions qui, à terme, peuvent provoquer ou accentuer des douleurs dans la région lombaire.

La bonne position au volant pour éviter d’avoir mal au dos en voiture

La première étape est l’installation dans la voiture. Le but du jeu va être de faire supporter le poids de la tête et du corps par le dossier de votre siège. Il faut donc que ce dernier soit incliné à environ 100°, de manière à ce que le conducteur puisse s’appuyer dessus, tout en attrapant le volant sans décoller les épaules du siège.

Si vous êtes passager, vous pouvez incliner davantage le dossier et laisser reposer votre tête sur l’appui tête. Mais en tant que conducteur, l’appuie tête n’est pas pour vous, il ne vous sera utile qu’en cas de choc pour « réduire » l’effet du coup du lapin. Le conducteur devra également avancer son siège de manière à ce que sa jambe gauche ne soit pas en extension complète de genou lors de la manœuvre d’embrayage.

En effet l’appui sur les différentes pédales ne doit pas engendrer de mouvements du bassin et/ou du bas du dos.

Tenez vous droit au volant, vous aurez beaucoup moins de fatigue sur les longs trajets et au quotidien

Si votre voiture en est équipée, les accoudoirs doivent être réglés à la même hauteur pour que dans le plan frontal, la colonne reste droite. Dans le même but, il faut éviter la position « coude à la portière », qui en plus de ternir son image, va provoquer un déséquilibre de la colonne. Un soutien lombaire, coussin, couverture enroulée… doit être comme son nom l’indique un « soutien » et non un facteur d’hyperlordose. Il ne doit pas être une source d’inconfort au moment de votre départ, sous peine de s’aggraver au fil des kilomètres.

Les positions à adopter pendant la conduite

Pendant le voyage, il faut veiller à ne pas rester totalement immobile, notamment en se repositionnant au fond du siège ou en faisant des micro-mouvements du bassin et du dos.

Le passager peut modifier les réglages de son siège et de son appuie tête. Il peut également caler ses pieds et prendre appui de manière à soulever légèrement le bassin de l’assise, gainer les abdominaux, puis basculer le bassin vers l’avant et vers l’arrière. Pour le conducteur en revanche, cet exercice sera difficilement réalisable, il est plus sûr de se contenter de contracter les abdominaux tout en essayant de se grandir.

Cependant, le plus efficace restera de faire régulièrement des pauses, en moyenne toutes les heures et, au plus tard, toutes les deux heures. Si les pauses ont lieu au bout de deux heures, elles doivent durer minimum 20 minutes pendant lesquelles il faut en profiter pour s’étirer et marcher en déroulant bien le pas. Cela permettra une relance du retour veineux au niveau des membres inférieurs pour éviter les jambes lourdes mais également des muscles lombaires pour les ré-oxygéner.

Toutefois, attention à sortir de sa voiture sans se faire mal. C’est souvent l’instant où la douleur va vous prendre brutalement par surprise. Pour éviter ça, il ne faut surtout pas faire de rotation du tronc, sortir d’abord les deux jambes de façon à avoir les deux pieds posés au sol. Ensuite, utiliser les deux bras pour prendre appui d’une part sur le volant et de l’autre sur l’encadrement de la portière et, ainsi, vous aider à vous redresser.

Pensez à vous tourner avant de sortir de voiture, pour éviter une torsion des lombaires

Le but de cette manœuvre est d’éviter de sur solliciter vos muscles lombaires et de faire une rotation du buste qui provoquerait une compression de vos disques intervertébraux, façon essorage de serpillère. Elle n’est pas à utiliser uniquement lorsque la douleur est présente, c’est une bonne habitude à prendre, que vous ayez 20 ou 50 ans et qui peut vous éviter bien des désagréments.

Enfin, après un long trajet si l’on souhaite éviter la lombalgie de début de vacances, il est conseillé de remobiliser les muscles du dos en effectuant quelques étirements et respirations profondes avant de sortir du véhicule.

Comment décharger le coffre sans se faire mal au dos ?

Pour le déchargement du coffre, une fois chaud, on peut utiliser des postures adaptées au port de charge en respectant deux règles de base : ne pas faire de torsion et garder le dos droit. Ainsi pour saisir un objet au fond du coffre, il faut se mettre en fente avant, une jambe devant l’autre, puis prendre appui, d’une part, sur la jambe de devant et, d’autre part, avec une main posée à plat sur l’encadrement du coffre. Cette main va permettre de contrôler la flexion du buste et d’aider à la future extension. Avec la main libre, il faut se contenter de rapprocher l’objet le plus près possible de soi.

Une bonne position en voiture est essentielle !

Dans un second temps, les genoux fléchis, saisir à deux mains l’objet pour le mettre contre soi au niveau de l’abdomen tout en gardant le dos droit et en gainant ses abdominaux, les contraintes sont les mêmes, mais il y a la possibilité de se déplacer plus facilement. Dans tous les cas, ces bonnes habitudes peuvent ne pas suffire, il peut donc être utile de consulter un ostéopathe afin de rééquilibrer l’ensemble de votre organisme. En effet, une mauvaise posture prolongée peut s’installer et entraîner des déséquilibres qui nécessitent une prise en charge ostéopathique.

Une fois le nouvel équilibre trouvé, les protocoles et conseils donnés précédemment vous permettront de garder cet état de santé durablement et éviteront ou retarderont la réapparition de la douleur.

Les conseils de l’ostéopathe pour éviter le mal de dos en voiture

Surtout éviter les rotations du buste, tourner avec ses pieds et se baisser avec les genoux. Lors d’une marche arrière, pour éviter une torsion du buste trop importante, avancer le siège afin de se rapprocher des pédales.

Attention aux talons hauts, ils provoquent une hyperlordose et un relâchement des abdominaux. – Pour les longs trajets sur autoroute ne pas hésiter à mettre le régulateur de vitesse.

Vider les poches de son pantalon avant de prendre le volant. Un objet, porte feuille ou clef par exemple, dans votre poche avant peut comprimer le pli inguinal et participer à des phénomènes de jambes lourdes et/ou de névralgie. Ces mêmes objets dans votre poche arrière vont déséquilibrer le bassin et donc toute la colonne, des lombaires jusqu’aux cervicales.

Il peut être utile d’avoir un coussin ou un soutien lombaire.
Bien régler ses rétroviseurs pour éviter des torsions rapides.
Rester calme et détendu, pour que les muscles restent souples.